UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE
Fédération du Loiret
Le Président
Orléans, le 23 mai 2007
Madame, Monsieur, Chers Adhérents,
Pour tout observateur averti la candidature de Florent Montillot est une demi-surprise mais aussi une agression caractérisée contre Jean-Louis Bernard.
Tout candidat souhaitant se présenter au nom de l'UMP doit respecter les règles internes. Elles s'appliquent à tous et personne ne peut se placer au dessus.
La Commission Nationale d'Investiture s'est réunie à plusieurs reprises et malgré les pressions fortes de Florent Montillot, aucun membre de la Commission n'a soutenu et défendu sa candidature.
Jean-Louis Bernard, Antoine Carré, Jean-Paul Charié, Jean-Pierre Door et Serge Grouard ont été investis à l'unanimité dès le mois de décembre 2006. Le Loiret a été exemplaire et est reconnu comme tel. Nicolas Sarkozy a souhaité valider lui-même ces cinq candidatures.
Florent Montillot n'ayant pas été reconnu au niveau national, a demandé, comme les statuts le prévoient, à ce que le Comité Départemental composé d'environ 200 membres se prononce. A une très large majorité sa candidature n'a, à nouveau, pas été retenue.
La question est de savoir si la procédure statutaire à laquelle Nicolas Sarkozy s'est soumis pour parvenir à la présidence de l'UMP puis pour être désigné comme notre candidat à l'élection présidentielle ne s'applique pas à Florent Montillot.
La question est aussi de savoir si la procédure appliquée aux 577 candidats députés et investis par l'UMP ne s'applique pas à Florent Montillot.
Par ailleurs est-ce que celui qui prône le respect et application des règles de la société peut se considérer comme exempt de celles-ci ?
Par son choix, il s'est exclu de lui-même du mouvement et en toute logique l'UMP lui a confirmé son exclusion.
Cette attitude solitaire ne doit pas ternir la bonne image de l'UMP du Loiret. Elle a été bâtie depuis plus de 15 ans par des parlementaires qui ont su créer l'esprit de rassemblement qui a donné naissance à la future UMP.
Ainsi, Antoine Carré, Jean-Louis Bernard et moi-même avons enlevé 3 circonscriptions à la gauche. Un travail de terrain et l'union sans faille ont permis de les conserver et de les fortifier. De nouveaux parlementaires se sont préparés pour assurer la relève le moment venu. Ainsi Serge Grouard et Olivier Carré ont ou vont pérenniser l'esprit de l'union et de la défense des valeurs républicaines.
Le résultat de Nicolas Sarkozy aux 1er et 2ème tours des présidentielles a été exemplaire. Dans le Loiret, le 8ème département de France pour son résultat en faveur de Nicolas Sarkozy, un écart de 16 points a été creusé avec la gauche et a placé les 5 circonscriptions en position très favorable.
La pression mise par Florent Montillot pour imposer sa candidature risque de créer un malaise au sein des principales institutions. Il porte la très lourde responsabilité de pouvoir faire naître des tensions au sein de la majorité du Conseil municipal d'Orléans.
Je ne peux accepter que nos collectivités puissent être déstabilisées par une ambition personnelle.
Chacun peut aisément se rendre compte des risques qu'une personne est prête à faire prendre à la majorité aux prochaines législatives et aux municipales de mars 2008.
La ville d'Orléans et l'Agglomération avec deux de leurs principaux élus Serge Grouard et Olivier Carré trouvent leur juste place dans une représentation nationale. J'ai souhaité que Serge Grouard puisse, en me succédant dans la 2ème circonscription, renforcer la position et l'image nationale d'Orléans. Je souhaite que l'arrivée d'Olivier Carré qui exerce des responsabilités fortes en matière de logement mais aussi dans l'AgglO puisse prendre, dans l'intérêt de tous, une dimension nationale.
Mais l'arrivée en force d'un troisième candidat à la députation parmi l'exécutif de la ville d'Orléans ne peut être ressenti que comme une volonté d'hégémonie par les villes de l'AgglO et encore plus par plus de cent communes rurales des trois circonscriptions. En toute chose, il faut savoir agir avec mesure.
Le monde rural ne peut être capté par une sureprésentation urbaine et Florent Montillot ne peut « clôner » les maires ruraux à sa seule vision de « l'ordre juste ».
Le Président Nicolas Sarkozy a gagné la présidentielle proprement en respectant toutes les règles. Il a clairement annoncé ce qu'il allait faire et n'a pas cherché à jouer sur les ambiguïtés. C'est une victoire sans appel basée sur la défense des valeurs, sur le rassemblement, sur la mobilisation, sur la main tendue. Son ambition est de faire et non d'être ou de durer.
Il y a là des leçons à prendre.
En tout cela je ne retrouve nullement les qualités de l'adjoint à la sécurité de la ville d'Orléans. Son action à la ville n'apparaît pas comme ayant apporté un plus au résultat de celle-ci dans les dernières élections et l'ambiguïté dont il joue en utilisant les termes de «majorité présidentielle » et le nom de « Nicolas Sarkozy » ne doit pas semer le doute.
Lors de la rencontre du jeudi 10 mai des parlementaires à l'Assemblée Nationale, Serge Grouard et moi-même avons posé clairement la question à Brice Hortefeux : «Est-ce que Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux soutiennent Florent Montillot, comme celui-ci le laisse entendre, dans son acte de candidature ? ». La réponse a été une nouvelle fois sans appel «NON, il n'a aucun soutien et nous n'approuvons pas son attitude ».
De même, la position prise par Annick Courtat de tenter de faire échouer notre candidat Olivier Carré et de faire passer ainsi la candidate de gauche dans une circonscription durement gagnée par Antoine Carré, ne peut-être acceptée. Cela a conduit naturellement Jean-Claude Gaudin, Président délégué National de l'UMP à l'exclure.
Comme Nicolas Sarkozy, notre devoir est de dire à tous les électeurs du Loiret que les cinq candidats à soutenir pour les législatives des 10 et 17 juin sont :
- Jean-Louis Bernard
- Olivier Carré
- Jean-Paul Charié
- Jean-Pierre Door
- Serge Grouard
Merci à vous de nous mener tous à la victoire pour l'avenir de la France.